18/10/13

 

Merci à la vie pour cette DENGUE HÉPATITE qui m'a touché . Je pense que j'étais prête à la recevoir et qu'elle devait arriver maintenant ! 

Grâce à elle j'ai pu sentir des zones de mon corps jusque là désertée, non pas par manque de volonté mais par manque de ressentis. Grâce à la fièvre, j'ai pu sentir d'autres tensions, jusqu'aux plus petites à l'intérieure des articulations des doigts, derrière le nombril.

J'ai eu une semaine immobile à la maison pour intégrer, j'avais tout d'un coup une multitude de posture à faire ( mais sans bouger ) pour retrouver ces même tensions. Une fois que le corps à imprimer le ressenti, il devient plus facile d'y retourner. En rentrant le soir, Richard me disait : ça va , tu ne t'ai pas ennuyé ? J'avais tellement à faire dans mon corps que non, je ne me suis pas ennuyé : un peu dans le FAIRE mais aussi beaucoup dans le LÂCHER , comme le disait Marie France , je laissais le "CORE" se lâcher et non pas uniquement le mental . Certaines tensions disparaissaient et d'autres restées !

Mon foie s'est bien remis, d'après les dernières analyses, il est remis à neuf ! Je vais quand même le palper souvent et essaye de lui garder l' attention qu'il n'a jamais eu . Grâce à lui, j'ai aussi contacter tellement d'autres zones que je lui dois beaucoup. Je le remercie de s'être manifesté ainsi. Est ce grâce au travail sur ma hanche droite ? Surement, peut être ! Qui sait . En tous les cas MERCI LA VIE !

En plus de tout ce ressenti physique , je m' aperçois que sans moi, l' entreprise continue à avancer. Nous avons tellement de chance d'avoir des gens compétents ! Je suis tellement contente de voir qu'ils sont autonome et que personne n'est indispensable quand le groupe est soudé, la relève se met en place naturellement.

En 20 ans je viens de passer 15 jours chez moi pour la première fois ! Je n'ai jamais passé plus de 3 jours chez moi car lorsque j'ai des vacances, je rentre souvent en France . J'ai vraiment apprécié ces moments avec moi-même, alors MERCI LA VIE !

 

 

  La maladie renoue avec la vie ! Tout comme une tension est une énergiestockée quelque part dans le corps, la maladie aussi. Elle a son utilité, elle nous oriente sur l état du corps physique. La maladie s’attaque aux zones les plus faibles et c est pour nous le premier indicateur. Mais à travers cette étape ou le corps se bat, tout un tas de sensations se font ressentir.
Les ressentis physiques bien sûr, les liens entre la zone malade et le reste du corps.
La fièvre peut aussi occasionner d autres ressentis, courbature ailleurs dans tout le corps.
Les compensations de la zone malade pour la protéger : apprendre à les ressentir et à les gérer pour ne pas qu’elles s’installent.

Pendant la maladie : laisser le corps faire son travail et simplement lâcher prise et rester à l écoute. Comment lâcher prise ? Ne vous demandez pas comment lâcher prise, faites-le ! Dans le comment, le mental est toujours présent. Le lâcher prise n'est pas de l'ordre du mental. Comme dans une méditation, il suffit de pratiquer, encore et encore... L'abandon n'est pas le rien faire ni la léthargie, il y a une certaine volonté pour que le "CORE" lâche prise. Le paradoxe du yoga : l'action dans l'inaction. Cette passivité active demande donc un certain effort, mais pas une crispation venant de la tète, pas une nouvelle inflammation du mental, il s'agit d'une mobilisation intense de l'être profond, de chaque cellule (LE CORE en anglais).

Réactions durant la maladie : continuer à contacter la zone malade, avec douceur, tel que nous savons le faire : avant la souffrance mais dans le ressenti.

Après la maladie : intégrer et surtout ne pas perdre les nouvelles sensations. Continuer à contacter ces zones qui étaient faibles pour les renforcer et ne plus les laisser de côté.

Le rôle de la méditation : il a été maintenant prouvé que le corps et l esprit avaient un lien, mais nous le savions déjà. La méditation sur un organe malade est un moyen de le contacter et donc de le solliciter mais en douceur ......le psychisme à un réel pouvoir sur le corps.

L aspect psychologique : être malade est un vrai constat et parfois une bonne petite claque : ce corps physique amoindri, que nous reste il, nous ne sommes plus rien ! Il faut apprendre à dépendre des autres et à leur faire confiance, apprendre à être seul avec soi même, apprendre à ne pas s ennuyer. Apprendre à lâcher prise par rapport au travail non fait. Profiter simplement du moment, être le témoin de ce combat entre votre corps et la vie, n est pas merveilleux. Apprendre à ce sentir démuni seul avec son âme. La maladie nous rappelle qu’entretenir ce véhicule est important. Une baisse du système immunitaire peut aller très vite, un choc émotionnel est suffisant et cela même en étant à l écoute des signes avant coureur, je reste persuade que s il faut en passer par la, il est inutile de chercher à fuir . Bien sûr on se dit : j aurais pu éviter de faire ci ou ça, j aurais dû pratiquer plus ou méditer plus, dormir plus .... Parfois la maladie est inévitable car elle est un moyen pour que vous puissiez intégrer et aller plus loin.
Votre corps a imprimé certains ressentis, certaines émotions ou sensations durant la maladie, c’est à vous maintenant de reprendre ce chemin et de ne plus laisser certaines zones dans l’ombre.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Avoir  de l espoir ne veut pas dire que l on attend que du positif, c’est simplement chercher un sens à toutes choses.

La médecine soigne le corps sans se soucier de l intégralité de la personne, elle soigne les symptômes et non la base du mal. La maladie est le symptôme d un malaise profond, elle est le moyen pour le corps de retrouver un nouvel équilibre.