Je suis venue au yoga par hasard, il y a un peu plus de trois ans, en vacances. J’ai atterri sur un tapis, enceinte de deux mois et envahie par les nausées. N’ayant aucune idée de ce qu’était le yoga, mis à part les préjugés communs du « gars hippie qui médite », je n’ai rien compris au premier cours, un peu perdue par toutes ces postures et noms bizarres. Mais ce cours m’ayant étrangement fait du bien, je suis revenue deux fois dans la semaine.

Ma vraie rencontre avec le yoga s’est produite il y a deux ans. Je me suis littéralement réveillée un matin avec cette idée : je vais faire du yoga et je vais l’enseigner. Comme un coup de foudre. Un tilt. Je voulais être en phase avec moi-même, me connaître, lâcher mes mauvaises habitudes. J'avais envie de trouver ma propre force et d'arrêter de râler.

Ma pratique est devenue très régulière de façon naturelle, même si je ne me posais que quelques minutes sur mon tapis. Comme pour me recharger. Le yoga est rapidement sorti du tapis pour trouver son expansion dans ma vie quotidienne. De multiples façons : dans ma relation aux autres, à la nature, au temps. Comme si les couleurs, les saveurs, les sensations – bonnes ou mauvaises – étaient amplifiées.

Mais aussi en prenant du recul par rapport aux émotions qui peuvent m’assaillir tous les jours, en essayant d’avoir à chaque fois un œil neuf, en me dégageant de mes réflexes et de mes préjugés. Le yoga est pour moi une sorte d'énergie renouvelable. Qui, comme le souffle, est devenu indispensable.

Quant à ma rencontre avec Ingrid, elle n’est sans doute pas le fruit du hasard. Dès le premier cours, j’ai su que j’allais la suivre. Et chaque jour, chaque cours, me conforte dans cette évidence.



CLAIRE DITTE
Journaliste,
OFFRETHUN