Delphine Geneau, infirmière, Wimereux



Avant de rencontrer Ingrid, j’ai fait bien des yogas, du Qi Gong, du Tai Chi, de l’Eutonie, du massage et je ne sais quoi d’autre… Mais ce qui compte, ce n’est pas de faire mais d’entrer dans la pratique. C’est ce qu’Ingrid te transmet, te permet d’expérimenter.



Si tu pratiques des sports d’endurance comme moi, alors tu as une certaine habitude de la performance. Ici, tu lâches tout ça, tu apprends l’exigence bienveillante, c’est-à-dire accepter les limites de ton corps et de ton mental, tu t’autorises à aller plus loin parfois mais aussi moins loin d’autres fois.



Comme le dit Ingrid, la forme du geste parfait c’est une chose, ce qui compte c’est toi. Qu’est-ce que ton corps peut faire aujourd’hui si tu l’écoutes, peut-être moins qu’hier, peut-être plus que demain. Ça, tu n’en sais rien, tu écoutes, tu sens, tu ressens et bien-sûr toute cette écoute corporelle, c’est l’écoute de la vie, de ta vie, de ta relation aux autres. Alors tu ouvres un espace qui fait waouh !! Et plus tu pratiques et plus ça fait waouh ! waouh ! waouh !



Tu arrives au cours comme tu es, parfois avec des nœuds dans la tête, qui font des nœuds dans ton corps, et tu apprends à ouvrir l’intelligence du cœur, pour qu’il t’amène à déployer ton corps. Et là, quand tu commences ce chemin, tu te surprends à tenir des postures sans effort et qui te paraissent même agréables.



Bien-sûr, il faut être fou pour se lever à 6h du matin pour être au cours de 6h30 le mercredi. Et puis, tu y retournes chaque semaine en te disant à 6h : « Je suis folle ». Et à 8h15 : « Qu’est-ce que j’ai bien fait de venir ! »



Je crois que le plus impressionnant en 6 mois de pratique avec Ingrid, c’est l’ouverture du diaphragme, il relie le haut et le bas, et ça c’est magique, ça signifie centrage : tu ne pars plus dans tous les sens. Equilibre : tu tiens des postures même sur la tête, que tu ne croyais plus possible à ton âge.



Je ne pratique pas de façon assidue le yoga, ni la méditation. Fini le « il faut ». Disons plutôt que maintenant, j’ancre cet art de vivre dans mon quotidien, en pratiquant la pleine conscience dans mes gestes et quand je suis dans le tourbillon de la vie, je prends quelques secondes pour me recentrer, retrouver mon axe entre ciel et terre, ça me permet d’être plus efficace. Je fais parfois quelques salutations au soleil le matin, juste si ça m’inspire. Je n’ai aucune discipline stricte. Je crois que désormais je sors du « je dois » à « qu’est ce qui serait bien et prioritaire pour moi maintenant ».



Les réussites en Yoga c’est comme les réussites dans la vie, ça donne confiance, tu t’étonnes toi-même de gagner en lenteur (j’ai plutôt un tempérament hyperactif), en profondeur et en stabilité.



Quand je parle d’équilibre, de stabilité, de lenteur, de centrage, je parle autant de physique, d’émotionnel que de mental. Tout est en un. C’est pourquoi on fonctionne mieux sur les 3 plans. Moins de problèmes de cervicales, de lombalgie, de tendinite, moins de hauts et bas émotionnels, donc moins de nœuds à la tête.



Je ne pense pas que c’est le Yoga qui fait tout, mais la personne qui l’enseigne, sa philosophie, son attachement détaché qui te permet de t’autonomiser grâce à un accompagnement bienveillant et attentif. Ingrid, grâce au travail personnel qu’elle a fait pour elle-même, t’apporte cet enseignement de qualité avec cœur.



Vous l’avez compris, il y a quelque chose que vous ne pourrez plus enlever à mon équilibre de vie, c’est le yoga du mercredi matin et l’atelier du samedi matin une fois par mois. Merci Ingrid de m’avoir fait découvrir l’exigence de la souplesse ou la souplesse de l’exigence, comme vous préférez ! Sans oublier l’ouverture du cœur !